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GuideRecettes et boissons

Flat white : la recette, la différence avec le latte et la machine

Plus de café qu'un latte, moins de mousse qu'un cappuccino : le flat white est le café au lait des amateurs de café. Voici les proportions que donnent les torréfacteurs et les fabricants, le geste qui fait sa micro-mousse, et ce que valent vraiment le bouton « flat white » des machines et la capsule du même nom.

  • Mis à jour le
  • 12 min de lecture
  • Rédaction cafetiere.be

En bref

  • La base : un double expresso de 30 à 60 ml pour 120 à 140 ml de lait, dans une tasse de 150 à 200 ml.
  • La mousse : quelques secondes d'air seulement, puis un lait lissé et brillant, arrêté vers 60 °C.
  • La différence : moins de lait et plus de café qu'un latte, une mousse bien plus fine que celle d'un cappuccino.
  • La machine : une buse vapeur fait le vrai flat white ; le bouton des machines à grain et la capsule Dolce Gusto en donnent une version plus approximative.

Qu'est-ce qu'un flat white ?

Un flat white est un expresso, souvent double, allongé d'un petit volume de lait chaud travaillé en micro-mousse, servi dans une tasse de 150 à 200 ml. C'est le café au lait où le café se goûte le plus : moins de lait qu'un latte, moins de mousse qu'un cappuccino.

Le mot « flat », plat, désigne la surface de la boisson. Là où le cappuccino porte un dôme de mousse épaisse, le flat white n'a qu'une fine couche de lait velouté, brillant, aux bulles invisibles, qui se mélange au café. Wikipédia la décrit comme une mousse « à très fines bulles et d'une consistance veloutée ». Le « white » renvoie au lait : la version anglaise de Wikipédia rapporte, d'après un historien, que des clients du nord du Queensland commandaient dans les années 1960 et 1970 un « white coffee: flat ».

En français, le nom ne se traduit presque jamais. L'Office québécois de la langue française propose « voile blanc », mais dans un café, c'est le nom anglais qu'on demande.

Pas d'ingrédient secret, donc, mais trois réglages : une dose de café généreuse, un lait sans grosses bulles, une tasse plus petite que celle d'un latte. Le reste varie d'un comptoir à l'autre, ce que Nescafé reconnaît volontiers.

Quelles proportions de café et de lait pour un flat white ?

Comptez un double expresso, de 30 à 60 ml, pour 120 à 140 ml de lait, soit environ un volume de café pour deux à trois de lait. C'est le rapport le plus riche en café des grands cafés au lait.

SourceCaféLaitMousse ou tasse
Lavazzadouble expresso, 60 mlenviron 140 ml1 à 2 cm de micro-mousse
A. Moldvaerdouble expresso, 50 mlenviron 130 ml5 mm de micro-mousse
Singular Coffeedouble, 30 à 60 ml120 à 130 mltasse de 150 à 180 ml
MaxiCoffeeun expresso120 à 150 mltasse en céramique
Siemensun ou deux shots, un tiersdeux tierstulipe de 160 à 165 ml

Anette Moldvaer est l'autrice de The Coffee Book, citée par la version anglaise de Wikipédia ; les autres sont des marques de café ou de machines.

La vraie question est celle du double. Lavazza, Starbucks, L'OR et Moldvaer en font une règle ; Siemens, Nescafé et MaxiCoffee acceptent un expresso simple. L'office du tourisme de Nouvelle-Zélande, cité par Wikipédia, défend même une troisième lecture : la même quantité de café que toutes les autres boissons de la carte, environ 30 ml, mais dans une tasse plus petite, 175 ml contre 225 ml pour un latte. Le goût plus marqué vient alors de la tasse, pas de la dose.

Notre avis : à la maison, faites le double. Un simple expresso dans 140 ml de lait donne un petit latte, pas un flat white. Si le résultat vous paraît trop fort, réduisez plutôt le lait que le café, en restant au-dessus de 100 ml pour garder la texture.

Les écarts sur la mousse sont plus étonnants : 5 mm pour Moldvaer, 1 à 2 cm pour Lavazza, et la version française de Wikipédia parle même d'environ 20 mm. Siemens, à l'inverse, écrit qu'il n'y a « aucune mousse à la surface ». Retenez l'idée commune : une couche fine et intégrée au lait, jamais une mousse qui se tient à la cuillère.

1Le cafédouble expressodans la tasse2L'air3 à 5 secondesbuse sous la surface3Le laittourbillon, lisséarrêt vers 60 °C4Le versementfilet fin, puispichet rapproché
Le déroulé d'un flat white, d'après les recettes de Lavazza, de Singular Coffee et de Starbucks.

Comment faire un flat white à la maison ?

Faites couler un double expresso dans la tasse, montez du lait froid à la buse vapeur en ne faisant entrer l'air que quelques secondes, puis versez-le en filet au centre du café. Contrairement au latte macchiato, le café va toujours en premier.

  1. L'expresso, directement dans la tasse. Lavazza dose 18 g de café fraîchement moulu pour un double ; Singular vise 36 g de café en tasse en 25 à 30 secondes. Si votre expresso est amer, la mouture est en cause plus souvent que la machine : notre guide sur la mouture du café explique comment la régler.
  2. Le lait, bien froid, dans un pichet. Du lait entier sorti du réfrigérateur : Singular parle d'un lait à 3,5 % de matière grasse et déconseille l'écrémé, qui ne tient pas une micro-mousse stable. MaxiCoffee met 15 cl de lait dans un pichet de 30 cl.
  3. Peu d'air, beaucoup de tourbillon. C'est l'étape qui fait le flat white. La buse juste sous la surface, Singular fait entrer de l'air pendant 3 à 5 secondes seulement, puis enfonce un peu la buse pour faire tourner le lait. Starbucks donne le même message avec un chronomètre : 15 secondes de mousse pour un flat white, 20 pour un latte, 30 pour un cappuccino. Arrêtez la vapeur vers 60 °C ; Wikipédia cite même 54 °C, une température qui garde au lait sa douceur.
  4. Lisser le lait. Tapotez le pichet sur le plan de travail et faites-le tourner : le lait doit briller et couler comme une peinture, sans bulle visible.
  5. Verser en deux temps. Tasse inclinée, versez d'abord un filet fin d'un peu haut, 5 à 7 cm selon Singular, pour que le lait plonge sous le café. Aux deux tiers, comme le décrit Lavazza, rapprochez le pichet de la surface : la micro-mousse remonte et dessine une tache blanche au centre, ou un motif si vous avez la main.

Le geste à la buse, de l'entrée d'air au nettoyage, est détaillé sur notre page consacrée à la machine à café avec mousseur à lait. Côté tasse, Siemens recommande une tulipe en céramique de 160 à 165 ml, à paroi épaisse pour garder la chaleur, avec soucoupe. Une tasse à cappuccino un peu petite fait l'affaire.

Le café doit tenir tête au lait. Avec un rapport d'un pour deux ou trois, un café fade ne disparaît pas, il devient simplement plat. Singular conseille des cafés aux notes de chocolat, de noisette ou de caramel, typiques du Brésil ou de Colombie, avec une torréfaction pour expresso. Notre guide pour savoir quel café en grain choisir explique comment lire ces informations sur un paquet.

Quelle différence entre un flat white, un latte et un cappuccino ?

Le flat white a plus de café que le latte et moins de mousse que le cappuccino. Les trois partent d'un expresso et de lait chaud ; ce qui change, c'est la dose de café, le volume de lait et l'épaisseur de la mousse.

BoissonCaféLait et mousseTasse
Flat whitedouble le plus souvent120 à 140 ml, mousse fine150 à 200 ml
Lattesimple ou double170 à 230 ml, environ 1 cm de mousseverre ou tasse de 240 ml
Cappuccinosimpleautant de mousse que de lait150 à 180 ml

Valeurs reprises de Lavazza, L'OR et Starbucks. Starbucks résume la différence en une ligne : un shot pour le cappuccino et le latte, deux pour le flat white.

Flat white ou latte ? C'est la question qu'on tape le plus après le mot lui-même. L'OR décrit le flat white comme « un petit latte » avec moins de lait et la même quantité d'expresso ; Nescafé ajoute que le café y a un goût plus prononcé parce qu'il est moins dilué. Choisissez le latte si vous voulez une boisson douce et longue, le flat white si vous aimez le café et voulez juste l'arrondir.

Flat white ou cappuccino ? Les tasses ont presque la même taille. La différence est dans la bouche : le cappuccino, détaillé dans notre guide du cappuccino, se boit à travers une mousse aérienne, le flat white directement dans un lait velouté. Wikipédia le présente comme l'opposé du « cappuccino sec », tout en mousse.

Le latte macchiato est l'autre extrême : un grand verre de lait où le café arrive en dernier, comme l'explique notre guide du latte macchiato.

D'où vient le flat white ?

D'Australie ou de Nouvelle-Zélande, au milieu des années 1980, et les deux pays se disputent encore la paternité. Wikipédia cite le Moors Espresso Bar de Sydney, où Alan Preston l'inscrit à sa carte en 1985, et des cafés de Canberra qui, en janvier 1985, ne servaient que des flat whites parce que le lait de saison ne moussait pas assez pour les cappuccinos.

Côté néo-zélandais, on cite le Café DKD à Auckland et le Bar Bodega à Wellington, où il serait né en 1989 d'un cappuccino raté. Le nom, lui, circulait déjà en Angleterre : un personnage en commande un dans un film de 1963.

Les chaînes l'ont ensuite diffusé : Starbucks aux États-Unis le 6 janvier 2015 et, selon The Economist cité par Wikipédia, Pret a Manger en a vendu 8 millions au Royaume-Uni en un an, presque autant que de cappuccinos. D'où les boutons « flat white » sur les machines récentes.

Quelle machine pour faire un flat white ?

Une machine qui fait un vrai expresso double et une buse vapeur : c'est la combinaison qui donne la micro-mousse fine dont le flat white a besoin. Les systèmes automatiques et les capsules font une boisson qui porte le nom, avec des compromis.

La buse vapeur : le vrai flat white, au prix d'un geste

Avec une buse, c'est vous qui décidez de la quantité d'air, et c'est tout ce qui sépare un flat white d'un cappuccino. Le moins cher de notre relevé est la De'Longhi Dedica Style (147 € chez Coolblue le 3 octobre 2026), un porte-filtre de 15 cm de large. Sa fiche annonce des tasses de 120 mm de haut au plus : mesurez la vôtre avant d'acheter. Autre réserve : 5 avis sur 18 parlent de pannes ou de perte de pression après un an et demi à deux ans.

Si le geste vous fait peur, la Sage Bambino Plus (436 €, même relevé) a une buse automatique qui travaille le lait seule dans votre pichet. C'est à nos yeux la voie la plus sûre vers une mousse fine sans apprentissage. La fiche Coolblue indique une hauteur d'écoulement de 7 cm : mesurez votre tasse, ou faites couler dans un petit pot. Et comptez un bon moulin : 5 avis sur 16 parlent d'une vraie courbe d'apprentissage sur la dose et la mouture. Toutes ces machines sont comparées sur notre page machine expresso à porte-filtre.

La machine à grain avec bouton flat white

Dans notre relevé, 10 des 20 machines qui font la mousse toutes seules affichent un flat white au menu, et aucune sous 549 €. La moins chère en stock est la Philips Série 5400 LatteGo (551 € le 3 octobre 2026), suivie de la Siemens EQ500 integral (564 €) et de la De'Longhi Rivelia Start (625 €). La Philips Série 3300 (471 €), avec le même pot LatteGo, ne le propose pas.

Avant de payer ce bouton, sachez ce qu'il promet : les fiches que nous avons relevées ne disent pas que la mousse change de texture. Notre lecture : la recette règle surtout les volumes de café et de lait, la mousse venant du même système que pour le cappuccino. Le résultat est un café au lait plus serré, agréable, pas forcément la micro-mousse d'un comptoir. Sur la Philips 5400, la fiabilité revient dans 5 avis sur 20. Pour comparer les modèles, voyez notre page machine à café à grain et notre fiche de la marque Philips et Saeco.

Les capsules : un flat white surtout de nom

Le flat white Nescafé Dolce Gusto est une capsule unique : 16 capsules pour 16 tasses. Sa composition, publiée sur la fiche du vendeur KaffeK, est celle d'une boisson instantanée : lait entier en poudre (71,3 %), café soluble (13,7 %) et sucre (12,8 %). Ni expresso, ni lait frais, et il est sucré. Une machine comme la Genio S Plus (78 € au relevé) le prépare en quelques secondes ; c'est le moins cher, pas un flat white au sens du barista. Voyez notre page sur les machines Dolce Gusto.

Chez Nespresso, méfiez-vous des listes de recettes : la fiche Coolblue de la Vertuo Up (166 €) cite le flat white parmi ses boissons, alors que la machine n'a aucun système de lait. Il faudra un mousseur séparé. Le tour de la gamme est sur notre page consacrée aux machines Nespresso.

Et sans machine à expresso ?

On s'en approche, sans y arriver tout à fait. Il faut un café très concentré, comme celui d'une cafetière italienne, et un mousseur : MaxiCoffee admet le mousseur à lait à la place de la buse. L'enjeu est de ne pas en faire trop : un flat white veut peu de mousse, alors arrêtez le mousseur plus tôt que pour un cappuccino, en gardant la même plage de 55 à 65 °C pour le lait.

Notre avis

Un bon flat white tient à trois choses : un double expresso qui a du goût, un lait entier à peine aéré puis lissé, et une petite tasse. Les recettes publiées ne s'accordent ni sur la dose ni sur l'épaisseur de mousse : ce qui ne varie jamais, c'est que le café doit dominer.

C'est aussi la boisson où le bouton de la machine compte le moins. Ne montez pas d'une gamme pour voir « flat white » sur un écran : une buse vapeur, même sur une petite machine, fera une mousse plus juste que la plupart des systèmes automatiques. Si vous voulez tout de même le confort d'un bouton, prenez une machine dont le pot à lait se démonte facilement. Le test en trois questions part de votre boisson au lait, et le calculateur de coût par tasse compare ce que chaque famille vous coûte sur trois ans.

Questions fréquentes

Que veut dire « flat white » ?

Littéralement « blanc plat » : « flat » désigne la surface plate de la boisson, sans dôme de mousse, et « white » le lait. L'Office québécois de la langue française propose de l'appeler « voile blanc », mais le nom anglais reste le plus courant.

Un flat white est-il plus fort qu'un cappuccino ?

En goût, oui le plus souvent : Starbucks le prépare avec deux doses d'expresso contre une pour le cappuccino, et sans la mousse épaisse qui adoucit chaque gorgée. Si votre café le fait avec une seule dose, la différence se réduit à la texture.

Peut-on faire un flat white avec du lait écrémé ?

C'est déconseillé : Singular Coffee explique qu'un lait trop pauvre en matière grasse ne tient pas une micro-mousse stable. Le lait entier reste la référence de toutes les recettes lues.

Le flat white Dolce Gusto est-il sucré ?

Oui. Selon la composition publiée par le vendeur KaffeK, la capsule contient 12,8 % de sucre, avec du lait entier en poudre et du café soluble. Un flat white fait avec un expresso et du lait frais ne contient, lui, que le sucre naturel du lait.

Existe-t-il un flat white glacé ?

Oui, même si la micro-mousse y perd son intérêt. Certaines machines le proposent : la fiche De'Longhi de l'Eletta Explore cite un « Flat White Froid » parmi ses boissons froides au lait.

Ce guide s'appuie sur la documentation des fabricants, les repères des organismes du café et les essais publiés par des associations de consommateurs, recoupés entre eux.